A Kashgar, cette ancienne ville-oasis de la Route de la Soie à mi-chemin entre Ankara et Pékin, la "Ostangboyi Old Teahouse and Dumpling" sert trois types de thés. Celui à cinq yuans, que consomme la plupart d'une clientèle essentiellement masculine, et deux autres infusions plus rares, l'une de safran et cardamome, l'autre aux herbes et fleurs. Intrigué, le voyageur optera probablement pour le thé au safran, un nectar miellé et parfumé comme jamais il n'en avait goûté. Il s'attardera sur la couleur dorée de cette décoction nouvelle, puis sur les visages de ces hommes qui bavardent doucement. Il remarquera alors leur regard glisser vers la rue ouïghoure qui s'agite en contrebas de l'aywan, cette loggia en étage typique de la région. Une scène touristique somme toute classique. Sauf que là, les regards en disent trop long pour que l'on ne s'arrête davantage dans le quartier du bazar des légumes. Lire plus dans
http://bit.ly/wPT4zU